Vendredi 15 septembre 2017

La rose fleurit sans pourquoi (Luc 17,7-10)


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Parfois, des traductions essaient d’atténuer la dureté du propos en traduisant: par serviteurs «ordinaires», ou «simples» serviteurs. Au moins, être ordinaire ne supprimerait pas toute utilité! Le texte grec ne dit pas ordinaires, ni simples, mais inutiles sans profit. Le terme ‘inutile’ implique que le maître pourrait fort bien se passer des services de ce domestique qui a pourtant trimé toute la journée! De fait, Dieu n’a pas besoin de l’homme. Il l’a créé sans nécessité aucune, par pure gratuité d’amour voulant se communiquer. Il pourrait fort bien se passer de l’homme, et peut-être que cela arrivera un jour si, comme les dinosaures de la préhistoire, nous ne voyons pas venir les «météorites» capables de nous faire disparaître de la surface de la Terre. Nous ne sommes donc pas utiles à Dieu, et croire que nous pourrions mériter quoi que ce soit envers lui relève d’un orgueil démesuré. Le Christ nous fait une recommandation décisive. Nous ne le servons pas pour obtenir une récompense. Remarquez que dans la parabole de Jésus, ce n’est pas le maître qui appelle ses serviteurs «inutiles». Ce sont eux-mêmes qui sont invités à le reconnaître. «Dites: nous ne sommes que des serviteurs inutiles.» C’est une prise de conscience des disciples qui est sollicitée… Expérimentez alors la joie qu’il y a à servir en abandonnant toute notion d’utilité ou de profit. La diaconie chrétienne ne relève ni de l’utilitarisme ni de l’intéressement.

Rédouane ES-Sbanti

Prière: Grâces te soient rendues pour ta Parole, ô Dieu notre Père, où nous recueillons la promesse de ce que tu veux toi-même nous donner.  

Référence biblique : Luc 17, 7 - 10

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